Avertissements

Quel que soit votre pays

La réalisation d’un test ADN, anodine en apparence, peut avoir des conséquences inattendues. Certaines personnes ont ainsi découvert des secrets de famille : adultères, adoptions, dons de sperme, et même échanges de bébés à la maternité.

Une autre inquiétude répandue concerne les données personnelles. Celles-ci vont-elles être revendues sans votre accord ? Un assureur peut-il mettre la main dessus ? On parle notamment souvent de 23andMe qui a revendu des données à des laboratoires pharmaceutiques. Il faut savoir qu’à ce jour, les données revendues seraient uniquement celles des clients ayant opté pour la participation aux programmes de recherche. Cependant, si cela vous fait peur, vous pouvez utiliser un pseudonyme sur les sites ADN ; cela limitera en partie les risques.

En Belgique et en Suisse

Les tests ADN récréatifs ne sont pas interdits en Belgique ni en Suisse, au moins pour les personnes majeures. Néanmoins, il est fortement déconseillé de faire faire ce type de test à vos enfants mineurs.

En France

Les tests ADN récréatifs sont actuellement interdits en France. Le Code pénal prévoit en effet que le fait de solliciter l’examen de ses caractéristiques génétiques peut être puni de 3750 euros d’amende.

Cette interdiction peut être relativisée pour plusieurs raisons.

Premièrement, dans les faits, les sociétés étrangères dans leur grande majorité (23andMe, My Heritage et Family Tree DNA) livrent en France, et de plus en plus de Français y recourent pour réaliser des tests ADN. Le site Généanet estime ainsi que 100 000 Français par an environ effectueraient un test ADN récréatif. En 2018, l’entreprise My Heritage n’a pas hésité à diffuser de la publicité pour ses tests à la télévision française, avant d’être censurée par le CSA. De nombreux journalistes et You Tubeurs français se filment en train de découvrir leurs résultats. Le Conseil consultatif national d’éthique a même estimé en 2018 que toute application de la sanction prévue dans le Code pénal apparaissait illusoire (avis n°129 du CCNE). 

Deuxièmement, le texte de pénalité a été écrit bien avant l’essor des tests récréatifs à l’étranger, essor considérable puisqu’on estime qu’à l’échelle mondiale 28 millions de personnes environ ont réalisé ces tests ADN (chiffres avril 2019). La loi française apparaît ainsi dépassée et aujourd’hui, de plus en plus de voix s’élèvent pour que les Français aient non seulement le droit d’acheter ce type de tests, mais aussi de les commercialiser. En attendant, les Français se tournent vers des sociétés américaines pour réaliser ces tests, entraînant ainsi une fuite à l’étranger des données relatives à l’ADN français, tandis que les entreprises françaises spécialisées en généalogie comme Généanet, qui offriraient probablement de meilleures garanties sur la protection des données, sont privées de ce marché.

Néanmoins, l’interdiction demeure en vigueur et de ce fait le présent site ne recommande pas aux Français résidant en France de recourir à ces tests. Ce site s’adresse donc aux francophones qui vivent dans des pays qui autorisent les tests ADN récréatifs, comme la Suisse, la Belgique ou le Québec, ou aux Français qui réalisent un test ADN lors d’un séjour à l’étranger (le Code pénal français n’ayant pas vocation à s’appliquer si le test est commandé et entièrement réalisé depuis l’étranger).